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« Il faut lever les barrières à la reconnaissance des diplômes »

Le renouvellement du traité franco-allemand, qui vient d’être signé à Aix-la-Chapelle, veut abolir les frontières pour les diplômes généraux ou professionnels.

Der Aachener Vertrag hat zum Ziel die Kooperation und die Integration zwischen Deutschland und Frankreich zu verstärken.

Pour nous éclairer sur ce sujet, nous avons interviewé le Staatminister aux affaires européennes, Michael Roth, également chargé de la coopération franco-allemande.

L’interview est réalisée en allemand, voici ce que le ministre Roth dit en substance :

Le traité d’Aix la Chapelle signifie notre refus des nationalismes et des populismes. Nous voulons la disparition des frontières, plus de coopération, en particulier dans le domaine de l’enseignement. Nous voulons offrir une offre de formation intégrée, de façon à ce que les frontières, du côté français comme du côté allemand, ne jouent plus de rôle. Il faut pour cela encourager l’apprentissage de la langue de l’autre, la langue du voisin, en réduisant la bureaucratie et favorisant les coopérations.

Dans les zones frontalières, il est nécessaire que les diplômes reçus par les jeunes soient reconnus des deux côtés, que cela soient des diplômes de l’enseignement général ou de l’enseignement professionnel.  L’école professionnelle de Kehl est de ce point de vue un exemple à suivre. Nous voudrions que nos « paysages éducatifs » ne soient plus régionaux (Baden- Württemberg ou Alsace) ou nationaux (français ou allemand) mais européen.

Avec le traité d’Aix-la-Chapelle, les écoles reçoivent plus de liberté pour organiser des échanges, pour le soutien à l’apprentissage des langues des autres pays, des enseignements communs seront possibles. Au final, on devrait ne pas s’apercevoir dans quel pays l’élève a fait ses études. C’est encore un long chemin, mais beaucoup de jeunes souhaitent tout autant travailler en France qu’en Allemagne et il faut qu’ils puissent avoir un diplôme leur permettant de choisir leur lieu de travail.

Cela va demander un effort aux établissements scolaires de s’orienter plus vers le pays voisin, mais cela va profiter aux élèves et au-delà à tous, si au quotidien les frontières disparaissent. C’est la meilleure façon d’incarner l’idée européenne et de montrer que l’Europe procure des avantages à ses citoyens. Ce peut être une incitation pour d’autres pays, au-delà de la France et de l’Allemagne, d’approfondir les coopérations, dont les zones frontalières montrent tout l’intérêt.

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