UNE FÊTE SUPER VITAMINÉE

Au parc Gluck, à Mulhouse, la fête de quartier Cité-Briand a offert hier un beau moment de convivialité autour de multiples animations, tournées surtout vers les enfants. Elle était aussi l’occasion de découvrir divers acteurs du tissu associatif local

(article de François Fuchs paru dans le quotidien régional L’Alsace le 4 septembre 2016 • photo par Radio MNE • www.lalsace.fr)
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A comme atelier maquillage ; B comme bricolage ou balades à dos de poney ; C comme coloriage ou crêpes ; D comme danse, dessin ou douceurs (sucrées ou salées à se mettre sous la dent) ; E comme échanges autour des tables ; F comme fanfare (Lus’Bueva) ou floorball ; G comme glaces ; H comme handball ; I comme initiation aux percussions (avec Serge Bertelli)… Les animations et autres réjouissances proposées hier pour la fête de quartier Briand-Cité étaient si nombreuses qu’on pourrait dérouler comme ça tout l’alphabet. Autant dire que les nombreux participants venus en profiter se sont régalés, la jeunesse en tête !
Une vitrine de la vitalité du quartier
La manifestation, entamée à 14 h, se déroulait comme chaque année au parc Gluck. « C’est un lieu qui s’y prête bien. C’est assez sécurisé, les enfants peuvent jouer sans être près des routes et ça permet aux parents d’être un peu plus libres » , observe Flavie Eeckhout, chef de projets au centre socioculturel (CSC) Lavoisier Brustlein, lequel organise cette fête avec le concours de tout un collectif d’habitants et d’associations du quartier. « Cette manifestation ne pourrait pas se faire sans leur implication, en tout cas pas avec cette ampleur. »
Autour d’un petit noyau de salariés du CSC, une soixantaine de bénévoles étaient ainsi à l’œuvre, hier, pour assurer la réussite de ce temps fort de l’année, qui a cette double vocation : offrir un temps de rencontre, de détente et de convivialité aux habitants, mais aussi leur permettre de mieux connaître les associations basées dans le quartier ou qui y interviennent.
C’est par exemple le cas de l’association Sorisaya, dont le siège est à Thann : « Mon mari, Guinéen, anime depuis l’an dernier des cours de percussions et de danse africaine au centre socioculturel Lavoisier » , explique la présidente, Isabelle Camara. On la rencontre alors qu’elle achève – en sueur, c’est très physique ! – une petite séance d’initiation à la danse africaine avec sept garçons et une fillette du quartier, aux sons des djembés et dununs (des tambours guinéens) de musiciens de l’association. Les jeunes apprentis danseurs ont manifestement adoré. « C’est une activité qui marche super bien avec les enfants. Ça les canalise, ça leur fait du bien, tout en s’amusant » , observe Isabelle Camara. Autour du Ludo’Mobile (le camping-car que le CSC Lavoisier-Brustlein a transformé en ludothèque mobile), plein de jeux sont déployés. Natalina Reis Dos Santos animatrice ludothécaire, initie Mélina, 10 ans, et son petit frère au jeu Le Manoir de la sorcière. Un peu plus loin, deux bambins jouent aux Kapla avec leur père. Un Puissance 4 format XL attend d’autres petits joueurs…
« Vous êtes sportif ? »
Autre des très nombreux acteurs de la fête, la radio associative mulhousienne MNE propose aux jeunes une petite initiation à l’interview. On s’approche pour en savoir davantage. Et voilà qu’on se retrouve dans la position du questionneur questionné, face à Haitem, 9 ans, en CM1 à l’école Furstenberger, un casque sur les oreilles, et Naoufel, 11 ans, qui vient d’entrer en 6e au collège Villon et qui nous tend le micro d’un enregistreur numérique. « Vous êtes qui ? » , entament les deux apprentis reporters radio. On se présente donc. « Vous faites quoi ici ? » , reprend le duo. Euh, un peu comme vous, les gars. « Vous êtes sportif ? » , s’enquièrent encore Naoufel et Haitem. Euh, sportif du dimanche. Et pour être franc, pas tous les dimanches, confie-t-on avant de quitter nos jeunes confrères.
On fait un dernier arrêt au stand des Réunionnais de l’AS90. Ils ont mis à leur carte des boissons typiques de l’île (bière Dodo, limonade Cot) et des amuse-gueules au diapason : samoussas et bouchons (de petites bouchées de viande entourée de pâte cuites à la vapeur). « C’est excellent ! » , assure en souriant Ruffin Adrien, l’un des dirigeants du club sportif. On reste à La Réunion sur le stand voisin, celui de Kouleur Metys, qui propose de l’artisanat local. « Il y a des choses qu’on a fabriquées nous-mêmes, comme ces colliers en coquillages » , précise Audrey Assenjee, la fondatrice de Kouleur Metys, qui est aussi – et d’abord ! – un groupe de danse traditionnelle de La Réunion. Qui se préparait à se produire en fin d’après-midi, parmi bien d’autres artistes, sur la scène déployée au parc Gluck pour le volet spectacle qui devait prolonger cette fête jusqu’aux alentours de 20 h.

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